Transformers: Dark of the Moon

Ça va faire changement: tu voudras PAS arracher la tête à Michael Bay après celui-là…
Transformers: Dark of the Moon sauve l’honneur de la reprise live action de ma série animée préférée de tous les temps (en écrivant ces lignes, j’porte mon t-shirt «Decepticons» et ma belt buckle «Autobots»… pendant que mes 9 coffrets DVD des Transformers suent dans ma bibliothèque).
Michael Bay se fâche et prouve pourquoi il a reçu l’étiquette d’un des mes meilleurs réalisateur de films d’action à Boisbénis (Hollywood… fail, I know): les chorégraphies d’action sont complexes et intuitives. Bay va te surprendre et… il ne te lâchera pas !
L’intégration de moments historiques réels pour motiver la diégèse du film, l’originalité des scènes explosives, leur découpage élaboré et le réalisme scénaristique – on voit des humains périr et les répliques sont souvent «PG» – prouvent qu’avec le temps nécessaire investi en pré-production, le résultat peut être bon. On se souviendra que Bay avait attribué le triste sort du 2e tome de la série – Revenge of the Fallen – à la grève des scénaristes américains.
En passant, les scènes dynamiques où t’attendent l’association des slow motions seront davantage appréciées en 3D. Attends-toi aussi à rire en masse: l’humour est efficacement omniprésent dans le 3e tome.
Shia LaBoeuf botte des fessiers, encore une fois. De manière tout-à-fait hétérosexuelle, je peux même affirmer qu’il est charmant dans l’interprétation de Sam Witwicky: LaBoeuf maîtrise le jeu humoristique et les mimiques que demandent le drame de l’action. «Y joue ben dins deux côtés d’la patinouère», comme QU’on dit.
Faire du film commercial «à la Bay» n’a pas juste ses bons côtés… Disons que «subtilité» et «Bay» ne vont pas souvent de pair. Identifions ici l’orgie de beauty shots réservés à la «petoune» du fimme – Rosie Huntington-Whiteley – introduite dans un langoureux plan ralenti (jeux de mots faciles ici), le subordonné au méchant qui rélève le plan maléfique AU COMPLET avant la fin/3e pivot (le fameux «monologue», tel qu’expliqué dans The Incredibles de Pixar), le placement de produit hégémonieux (j’ai d’ailleurs soudainement envie de m’acheter un laptop Lenovo, alimenté par un routeur Cisco) et les 47 928 drapeaux américains qu’on voient en background.
Néanmoins (spoiler !), les geeks de Transformers vont apprécier les éléments vintage apportés à nos robots préférés: Starscream est plus licheux de fe-fesses que jamais, Soundwave tient Laserbeak à son bras, Optimus se bat avec sa hache et traîne ENFIN son trailer, le spaceport est un élément-clé du scénario, la notion d’Energon est pas mal plus présente et la guerre de Cybertron est au centre de tout… et Frank Welker fait la voix de Soundwave: YES !
J’pensais pas écrire ça, mais tu vas tripper SOLIDE avec Transformers: Dark of the Moon, le meilleur de la trilogie – et de loin. Dommage que le dénouement décisif laisse très difficilement entrevoir un Transformers 4: on venait tout juste de découvrir la bonne recette !
Pace
PS: Ah ouin… LaBoeuf fait suer: devenir riche en fréquentant des belles pitounes pis des robots, how fuckin’ cool is that !!!!
Tu en penses quoi ?
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